PROTÉGER LE TERRAIN

Cours d'eau, bois et pâturage de conservation

Garde le bétail hors du ruisseau, du vallon et du bois, garde-le loin de la route, et conserve un enregistrement qui montre exactement où il est passé.

Éoliennes sur un terrain de conservation où le bétail est géré en clôture virtuelle
Éoliennes sur un terrain de conservation où le bétail est géré en clôture virtuelle

Chaque ferme a du terrain où le bétail ne devrait pas aller. Le ruisseau et ses berges. Le vallon qui se ravine dès qu'il est pâturé à ras. La parcelle de bois qui se régénère enfin. Le coin humide qui se déstructure tout l'hiver. Le bord de route, où un troupeau qui passe la clôture cesse d'être un problème de ferme et devient l'accident de quelqu'un.

Clôturer correctement chacun de ces endroits, c'est tirer du fil le long d'une ligne qui tourne, qui déborde et qui bouge, puis l'entretenir pour toujours. La plupart du temps, ça ne se fait jamais.

Trace l'exclusion au lieu de la construire.

La ligne suit la courbe du ruisseau, le bord du vallon, la limite du bois, l'emprise de la route, exactement là où le terrain en a besoin et pas là où une clôture pourrait passer. Laisse un passage pour que le bétail atteigne toujours le point d'eau. Retrace-la quand la rivière bouge, ou quand le regain est prêt à reprendre des animaux.

Et chaque minute passée par les animaux dans cette zone ou en dehors est enregistrée, donc ce que tu as fait est une chose que tu peux montrer, pas une chose que tu dois raconter.

Strathalbyn Station se trouve sur la rivière Burdekin, dans le Queensland, dans le bassin qui se déverse vers la Grande Barrière de corail. La pratique dominante là-bas est le chargement continu, et comme les sols les plus fertiles sont près de l'eau, le bétail se concentre sur les berges. La terre de surface se dénude et part vers l'aval à la saison des pluies.

En avril 2021, 577 colliers eShepherd ont été posés sur des femelles croisées Wagyu, dans un projet financé par la Great Barrier Reef Foundation. Pour la première fois, le responsable pouvait tenir le troupeau hors des zones ripariennes à grande échelle, sans un fil.

Le bétail est allé là où le terrain en avait besoin. Maintenu sur les blocs sous-utilisés plus loin, mangeant ce qu'il pouvait et piétinant le reste, fertilisant au passage.

Un impact intense suivi de repos a ramené cette herbe vieillie et peu appétente à quelque chose de doux pour le tour suivant, pendant que les zones ripariennes se reposaient. Un meilleur couvert et une meilleure rétention d'eau sont la meilleure défense qui soit contre les sédiments qui partent dans la rivière. L'essai a atteint ses objectifs de régénération de prairie, et Strathalbyn s'est engagée à aller plus loin.

Dans les vallées à ruisseaux du Minnesota, Ryan et Mitch Gravenhof avaient le même problème par l'autre bout. Clôturer en travers des pâtures de fond de ruisseau n'a jamais été praticable : la crue emporte la clôture, et même un surpâturage court sur une berge finit en érosion. Ryan avait le pâturage tournant en tête depuis des années et n'arrivait pas à faire tenir les comptes de la clôture.

Maintenant la limite garde le bétail hors des zones ripariennes tout en laissant un accès contrôlé aux points d'abreuvement désignés, et la végétation indigène a eu le temps de revenir.

Les routes sont l'exclusion dont personne ne parle jusqu'à ce que ça arrive. Hunewill Ranch avait perdu du bétail sur la nationale, et clôturer cette limite sur un terrain public accidenté n'a jamais été abordable. Depuis qu'ils ont déployé eShepherd, ils tiennent le bétail entièrement à l'écart des routes voisines, et ils utilisent les mêmes limites pour éloigner les animaux des cours d'eau où la truite fardée de Lahontan est réintroduite.

En Alberta, Nick Kunec fait passer des bandes de bétail dans les broussailles pour freiner les espèces envahissantes et ouvrir le couvert, un travail qu'il faisait avant au pulvérisateur ou à la machine.

La même précision transforme le bétail en outil de gestion de la végétation à part entière. Bandes de réduction du combustible. Emprises de bord de route. Couloirs de lignes électriques et de pipelines. Foyers d'adventices qui répondent à un pâturage bien placé.

Tout ça, c'est du terrain qui a besoin d'être géré et qui n'est presque jamais pâturé, parce que l'économie de la clôture n'a jamais tenu. Un petit troupeau avec une limite tracée à la forme du couloir fait le travail que faisait avant un passage de broyeurpassage de gyrobroyeur ou un programme de traitement, et la communele comté ou l'agence se retrouve avec un enregistrement défendable de ce qui a été traité, quand, et selon quel standard.

Garde-les hors du terrain qui a besoin de repos.

Et garde la preuve que tu l'as fait.

Résultat

577 colliers qui tiennent le bétail hors des cours d'eau du bassin de la Grande Barrière.

Lire le témoignage: Bristow Hughes, Burdekin River catchment, QLD, Australia

Protège le terrain. Sans un seul piquet.